Compte-rendu webinar Cision « Communication utile ou opportuniste : où est la frontière ? »

Toute cette semaine, Cision organise une série de webinars avec plusieurs experts de la communication et des médias pour donner quelques pistes sur la manière de communiquer pendant cette situation exceptionnelle. L’équipe Amalthea y participe, et vous propose son compte-rendu des échanges.

Animé par Cyndie Bettant, Directrice marketing et influence de Cision, en présence de  Catherine Cervoni spécialiste relations presse, médias et influence et Barbara Haddad, journaliste pour Emarketing.fr et Parents, ce webinar avait pour thème « Communication utile ou opportuniste : où est la frontière ? »

Il a permis de faire un point sur l’engagement des marques pendant cette crise, d’évoquer la nécessité de continuer à communiquer ou pas et sur le besoin d’information des médias durant cette période inédite.

Voici quelques éléments de réponse en 4 points.

Comment communiquer aujourd’hui sans tomber dans l’opportunisme ?

  • Il y a un équilibre à trouver pour les marques, afin de communiquer de manière utile et responsable, sans tomber dans la communication opportuniste (promotions / soldes).
  • Depuis quelques années, beaucoup d’entreprises ont développé une communication RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et se sont intéressées aux sujets liés à l’engagement. La situation actuelle est un bon moyen de montrer cet engagement sociétal.

Comment doit-on communiquer autour du Covid-19 ?

  • Face à la crise, tout le monde a dû s’adapter à un nouvel emploi du temps et un nouveau mode de vie. Pour les entreprises et les marques, cela signifie qu’il faut pouvoir assurer la continuité du travail et donc la pérennité de l’entreprise. Autrement dit, continuer à communiquer.
  • Communiquer autour du Covid-19 oui, mais attention à l’infobésité. Il faut se responsabiliser pour garder un flux de communication, tout en restant proche des valeurs et du positionnement de sa marque pour ne pas tomber dans l’opportunisme.
  • Par exemple, mettre en place des initiatives sur le cœur de métier de l’entreprise et adapter ses services face au contexte (accès gratuit aux plateformes de cours à distance, production de masques dans les usines, création de services d’aide à la garde d’enfants, etc.).
  • Les réseaux sociaux sont, pour cela, un outil de choix. Ils permettent de garder le contact avec sa communauté et de créer du lien social. Là encore, il faut adapter sa présence sur les réseaux sociaux, aujourd’hui sur-sollicités, tout en se posant la question de la légitimité de la marque à communiquer sur le sujet.
  • Exemples de campagnes : Intermarché qui propose des recettes de pâtes, suite à la pénurie de ces dernières semaines, ou Undiz, marque de sous-vêtement, qui propose des séances de sport à distance.

Peut-on communiquer sur autre chose que la crise sanitaire ?

  • Les médias ont besoin d’informations et pas uniquement sur le Covid-19. Certaines entreprises sont légitimes à communiquer sur la crise sanitaire. Pour les autres, il faut continuer à communiquer sur leurs métiers, leurs expertises et leurs actualités.
  • Nous devons continuer à faire notre métier et proposer des contenus différents, pas forcément rattachés au Covid-19. Cela ne veut pas dire que l’entreprise ne prend pas en compte la situation mais au contraire, qu’elle reste dans une dynamique positive.

Doit-on continuer à envoyer des communiqués et comment adapter nos pratiques ?

  • Le mot d’ordre face à la crise sanitaire : maintenir un rythme, il ne s’agit pas de mettre en pause toutes les actions de communication prévues, il faut aussi penser à l’après.
  • Si toutes les entreprises arrêtent de communiquer, les rédactions se retrouveront face à un tsunami d’informations à la reprise et ne pourront pas tout traiter.
  • Le terme « écologie de l’information » prend ici tout son sens : préserver les médias, préserver les journalistes en continuant à diffuser des contenus, alimenter les sujets pour préparer l’après et ne pas surcharger les médias lors de la sortie de crise.

En conclusion, il faut s’adapter : adapter les contenus à l’actualité sans aller trop loin, tout en restant centré sur sa raison d’être en tant qu’entreprise, journaliste et attaché(e) de presse.

Découvrez le compte-rendu du webinar Cison #COVID19COMMS du 23 mars « Bonnes et mauvaises pratiques médias ».