Pourquoi une nouvelle version du code de déontologie de notre métier ?

Pourquoi une nouvelle version du code de déontologie des relations presse ?

En juin dernier, les professionnels français des RP, par l’intermédiaire du Syndicat du Conseil en Relations Publics (SCRP), ont actualisé le Code de déontologie qui régit notre métier.

En réponse aux récentes évolutions de l’univers des médias et de l’influence, à l’accélération de l’information, et à la défiance croissante de l’opinion à l’égard des entreprises et des médias eux-mêmes, ils y réaffirment la primauté de l’éthique et de la transparence.

Car il est vrai que les nouvelles pratiques mises en œuvre dans des stratégies globales d’influence peuvent parfois semer la confusion. Par exemple, comment permettre au lecteur non averti de faire la différence entre une publicité payée par l’annonceur, un publi-rédactionnel sponsorisé et un véritable article issu d’un travail journalistique, quand tout est fait pour mixer les fameux « paid-owned-earned » media ?

Transparence et déontologie, plus que jamais au cœur des pratiques RP

Le Code de déontologie des attachées de presse et des conseillers en relations publics, créé en 1988 par le SCRP (Syntec RP à l’époque), définit le métier et les engagements des professionnels. Porté par les membres du syndicat, et objet de réflexions régulières, il a été complété en 2009 par une charte des relations publiques et des médias sociaux, et actualisé en 2013.

Il reprend les grands principes des codes déontologiques internationaux, notamment ceux d’Athènes (1968), de Lisbonne (1978), la charte de Stockholm (2003) et le code de conduite de l’International Public Relations Association (IPRA, 2010) qui a souhaité consolider les textes existants et réaffirmer la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948) .

Son but ? Rappeler que les relations publiques, en favorisant le libre flux de l’information, contribuent à l’intérêt de l’opinion publique. Que la conduite des relations publiques, comme celle des affaires publiques, est un élément essentiel de représentation démocratique. Que les professionnels des relations publiques, à travers leurs capacités à communiquer à grande échelle, possèdent une capacité d’influence qui doit être inspirée par l’observation d’un code de conduite professionnel et éthique.

Le Code de déontologie des professionnels des relations presse évolue

Garant de l’accord avec les principes de la liberté de la presse, et observant généralement l’obligation de moyens et non de résultats, le Code permet d’établir un véritable partenariat avec les journalistes. La notion de traçabilité de la relation, et donc d’une transparence accrue, est réaffirmée dans cette troisième version du code de déontologie, véritable garde-fou des usages. Il précise, entre autres, le cadre et les modalités de nos interactions avec les différents leaders et relais d’opinion, journalistes et influenceurs.

Le respect des nouvelles réglementations de la loi Sapin 2 et du RGPD est mentionné comme une obligation inhérente au bon fonctionnement des relations entre toutes les parties prenantes. Enfin, il est rappelé que les professionnels des relations publics doivent, en concertation avec leurs clients, s’appliquer à mettre en place des indicateurs de mesure de la performance.

Rien que nous n’appliquons déjà depuis toujours chez Amalthea, convaincus que nous ne sommes que le partenariat que nous nouons avec nos clients comme avec les journalistes. Dans un véritable rôle de tiers de confiance, qui doit reposer sur des valeurs de responsabilité, de sincérité et de loyauté. Mais une fois de plus, nous sommes fiers, en tant que membre du SCRP, de contribuer à notre échelle aux évolutions de notre métier !

Pour consulter la nouvelle version du Code de Déontologie

Billet de blog de Sophie Rousset, Consultante médias senior chez Amalthea